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La société est-elle laïque ?

La société est-elle laïque ?

La communication de l'observatoire de la laïcité tourne autour de cette question. Ses représentants affirment le droit littéral. "Seul l'État et le service public sont laïques".

- Oui, du point de vue de la loi de 1905, le service public est laïque, puisqu'il fonctionne dans la plus stricte neutralité. Aucune affirmation de leur conscience n'est permise à ses agents.

-Concernant l'Etat, le pouvoir régalien, il devrait s'agir d'une séparation et non d'une neutralité. "Loi de séparation des églises et de l'Etat", c'est le titre de la loi de 1905.

L’État n'est donc pas à proprement parler laïque. Il est séparé des consciences. Son rôle est de garantir la laïcité au travers de ses institutions et en garantissant la neutralité des agents publics. N'en déplaise à Jean-Louis Bianco, garantir la neutralité du service public, n'est pas le seul axe dont l'Etat doit s'occuper.

Que ce soit le boulot de l'observatoire, soit !

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Zineb, sorcière 2018 de la République et de la liberté de conscience.

Décembre, c'est un peu comme Halloween, on continue de chasser la sorcière. Zineb el Rhazoui ne concourait pas à l'élection de Miss France. C'est pas son style ! Elle vient d'être sacrée sorcière de l'année 2018.

Mention Blasphème ! Le must pour alimenter la pompe à intégristes. Depuis, il pleut des messages de soutien.

 Le jury populaire tient à faire savoir qu'il a voté.

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Focus : réforme de la loi de 1905

Focus : réforme de la loi de 1905

La Loi de 1905 porte la liberté absolue de conscience qui donne à chacun le droit de croire ou de ne pas croire et elle garantit pour tous la séparation des Églises et de l’État. Elle assure la concorde et la paix en affirmant la primauté du commun dénominateur - la citoyenneté républicaine - sur n’importe quelle autre appartenance, empêchant ainsi de graves conflits et clivages au sein de la République.

Si le Président de la République veut amender la loi de 1905 c’est parce que, en l’état, il ne peut pas comme il le souhaite structurer les religions, ni contrôler leurs financements. Il ne peut pas non plus labelliser des Associations cultuelles, c’est à dire décider de leur caractère religieux ou non.

Or le Président de la République veut renouer le lien de l’État avec la religion et «redonner» à l’islam «sa place particulière» (en suivant les avis de l’institut Montaigne et de Hakim El Karoui).

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