Du moment où ma conscience politique a émergée,

Du moment où ma conscience politique a émergée, j’ai toujours été de gauche. La solidarité sociale, l’amélioration des conditions de travail, la nécessité de réguler le marché ou de compenser ses effets négatifs sur la société ont toujours été pour moi des évidences.


J’ai développé une indifférence naturelle à la possession de marqueurs sociaux de « réussite », (grosse bagnole, pépée siliconnée) et un anti cléricalisme virulent, rompant ainsi avec le fervent catholicisme familial.

 La laïcité est pour moi le seul rempart aux totalitarismes religieux et à leurs conséquences désastreuses dans tous les domaines cités plus haut.
Tout cela faisait de moi, il y a quelques années encore, un homme de gauche. Modéré, mais de gauche, sans équivoque.
Seulement l’inversion des valeurs et du sens des mots est désormais arrivé à un tel point, que je me retrouve à présent catalogué comme « vieux con de droite ».


Quand je ne suis tout simplement pas un facho.

Ce n’est pas moi qui ai changé. Je regarde toujours dans la même direction, mais les pôles de la boussole morale des élites intellectuelles, politiques et médiatiques se sont inversés.


À cause de cela, moi qui penchais à gauche, voilà que je penche à droite.
D’anticlérical, je suis devenu islamophobe.
De patriote, je suis devenu nationaliste.
De libéral, je suis devenu protectionniste
D’universaliste je suis devenu xénophobe
De féministe je suis devenu patriarcal.

Et bien, soit. Mais que l’on ne s’y trompe pas.
Ce que nos adversaires pensent être des insultes sont pour moi désormais la reconnaissance de la justesse de notre combat et des raisons de fierté personnelle.

Si nos adversaires cherchent à nous nuire, à nous vilipender, à nous détruire, c’est que nous touchons juste.

Nous ne lâcherons pas !

 

Philou

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