Yassine bellatar ou le pitre rit! (billet ironique)

Yassine bellatar ou le pitre rit!

Le comique troupier de la Macronie est en garde à vue! Lui, le rigolo de service devenu conseiller spécial du président sur les questions de banlieue, cet animateur de radio et féru de stand'up qui chauffait les salle pour le CCIF, est interrogé comme un malpropre dans les locaux de police républicaine.

Fini les contrepets, les tartines rigolardes, et les bidonnages entre potes, au pain sec et à l'eau, le rigolo! "Je m'voyais déjà en haut de l'affiche", à l'affiche du débat Zemmour/ Bellatar dans le combat essentialiste organisé par Pascal Praud. Un truc, comme au bon vieux temps de la télé de papa, où on organisait chez Paul Amar la rencontre Tapie/ Lepen, avec le même déshonneur ... la disgrâce.

La bonne blague! Celui qui considère la France avec les yeux de Zemmour, laminé par le panzer-kultur, terrassé par un "faux juif magrébin" qui s'est allègrement essuyé les pieds sur l'essentialisme et le communautarisme d'un Yassine en dessous de tout. Incapable de remettre à sa place de polémiste le très culturé Éric, le petit bourgeois laquais de l'islam politique a commis un impair et manque de tomber de la scène.

Accusant d'incitation à la haine le débatteur hors pair, le voilà tentant de démontrer, ad hitlerum, que le bonhomme a du sang néo-zélandais sur les mains. J'avoue que c'est son meilleur show! Mais ça le laisse froid, le Zemmour. Ce gadin médiatico-mique est à la hauteur du caractère hâbleur du barbu des salles où tant de gredins préparent leurs carrières de stand'upeur. Stand'upeur un jour, startupeur toujours. Surtout avec le 06 du patron.

Sauf que rigoler toujours peut t'amener au gnouf! Dénoncer la haine de l'autre est un métier dangereux lorsque c'est fait sans nettoyer son caniveau. Démentant, la main sur le cœur, les bruits de chiotte sur son attitude dans ses relations de "travail", le petit caporal de la drague, le lourdaud du mot promet procès à qui rebondira sur les bruits qui courent sur son compte!

Alors, faisant taire les esprits étriqués, il préfère coller des affiches sur Zemmour qui jubile de la belle promo. Dénonçant la haine de la droite essentialiste et essentielle pour la promotion de l'islam visible, tentant de minimiser l'emprise culturo-religieuse d'un islam bridé par une société raciste, blablabla, voici Bellatar qui se prend les pieds dans le micro. C'est sa propre haine qui va être étudiée de près par les service de police.

Sa haine sur le petit personnel, sa haine sur les subalternes. Le chameau peut blatérer, et se casser les dents sur les troufions. Une haine qui s'exprime jusque dans les menaces de mort, semble-t-il !
Et une forme de harcèlement pervers, avec finition de luxe, incluant ostracisation des collaborateurs et en particulier des femmes. Aboyer sur les gens qui buchent pour que tu sois le meilleur en les démontant pied à pied, voilà ce qui sera questionné.

C'est plus simple à l'abri des bureaux, grâce à son aura de comique dans le vent, que sous l'oeil des caméras, où l'on doit user de la position victimaire face au réac, chef de file de la droite dure. Faire taire des gens qui tiennent à leurs boulots, les prendre pour des larbins grâce à la gloire relative de la célébrité, c'est autre chose que de débattre cerveau à cerveau, culture contre culture.
L'oeil goguenard de Zemmour sera ce qui restera de ce débat de dupes, organisé pour démontrer la tenaille identitaire, loin du champ républicain.

Ce "truc" fait même passer Bellatar pour un brave type de gauche, alors même qu'il porte le costard du populiste, et camoufle dans le discours du milieu un fachisme idéologique, où les revendications de droits particuliers sont légion. Un débat creux donc, avec des faces identiques, mais pour un public différent. Et un dénouement en forme de running gag.
Tariq Ramadan le dandyslamique, fan de femmes, grand défenseur de la femme musulmane devant l'incréé, au trou pour agressions sexuelles, et Bellatar l'accusateur public de haine en tout genre, au trou pour menaces de mort et harcèlements.

Décidément les tartuffes haut de gamme ne sont que des pitres risibles. La politique n'est peut être pas faite pour les imams médiatiques qui promeuvent l'essentialisme et tiennent à repandre dans la société une idéologie informe qui sépare les gens. Pour ce qui est de Zemmour, ses prises de positions sont connues et drainent l'iconographie culturelle de la France sans république. Il sert de tremplin aux idéaux surranés d'une France bigote et repliée sur les vieilles pierres de l'Histoire sans laïcité.

Mais, ce qui est nouveau, c'est qu'on sait que tout ça est fait en pure perte. Les Français sont acquis au modèle républicain et laïque. Quels que soient les combats idéologiques, et le choix des batteleurs identitaires télévisuels du genre de Yassine et Éric, rien n'y fait, l'essentialisme ne passe pas. Le modèle multiculturaliste, ou uniculturaliste ne siphonne pas le corps républicain et laïque. Aurélien Taché et Laurent Wauquiez le savent, eux!
( Vous avez noté qu'il s'agit d'un post parodique, sa mère !)

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