Le consentement médical et les enfants

Parlons d'un sujet important : le consentement libre et éclairé des patients dans le cadre d'obligations médicales.

Ce consentement est requis pour tout acte médical lourd. Lourd par l'acte lui même, et pour les conséquences post opératoire, ainsi que les suites liées à l'acte lui même.

Le but de ce consentement, lorsqu'il est libre et éclairé, est de faire assumer au patient par une information claire, l'acceptation d'une chirurgie ou d’un traitement qui va éventuellement modifier sa vie, son cadre de vie, en améliorant ou en dégradant les conditions d'avant l'opération.

C'est une charge psychologique qui permet d'ailleurs d'améliorer la perception des actes et des conséquences, en facilitant la levée des barrages intellectuels, sociaux et culturels.

Accepter que d'autres touchent à son corps, n'est pas chose facile, de la même manière que d'autres décident à notre place de ce qui sera pratiqué, sur et dans notre corps, sans acceptation préalable, est d'une violence folle.

A l'heure où l'on commence à fustiger en France et ailleurs le port de vêtements religieux sur les enfants, à l'heure où des excisions sont pratiquées pendant les vacances sur des fillettes, il devient impossible de faire l'économie de dénoncer l'ablation du prépuce chez les garçons mineurs et parfois des nourrissons.

Quelques soit les raisons invoquées, ce type de pratiques qui consistent à pratiquer une mutilation sur un enfant, ne relève pas d'une normalité que l'on reconnaît à l'adulte, car pratiqué en absence de consentement libre et éclairé du sujet.

Personne ne doit pouvoir décider pour son enfant, sa nièce, son arrière petit garçon de faire subir en plus de la douleur, une chirurgie septique dans tout lieu, dans tout pays, et pour toute raison culturelle, traditionnelle, ou encore pour contraindre l'enfant à minimiser les effets des rapport sexuels ou de l'onanisme.

Si chez les garçons, de vraies raisons médicales pouvant justifier l'ablation du prépuce sont rares ; chez les filles, l'ablation du clitoris ne correspond jamais à aucune indication thérapeutique. L’hygiène et la pudeur ou la morale ne sont en tout cas pas des motifs recevables, sans consentement éclairé et libre lorsque l'on est enfant. C'est à l'adulte de décider sur ces questions, à l'âge adulte. Ainsi le consentement et l'ablation deviennent recevables.

Il faut cesser de faire peser les turpitudes des adultes sur les épaules des mineurs. S'occuper du slip des enfants, sans leurs permettre le choix raisonné que l'on considère comme un droit chez l'adulte n'est plus possible.

C'est pourquoi, j'ai décidé de signer cet appel afin de saisir les pouvoirs publics. Vous y trouverez des informations éclairantes sur ces sujets et la possibilité de signer cet appel, en tant que personne (formulaire), ou par mail ( droitaucorps@gmail.com) en tant que personnalité ou en tant qu’organisation.

Je demande à toutes les formations associatives ou personnalités qui liront ces mots de bien vouloir signer et propager cet appel pour en terminer avec le déni de droit minimum des enfants, et de proclamer que sans raisons médicales claires, il ne peut y avoir de consentement libre et éclairé chez le mineur, l'enfant ou le nourrisson.

Commentaires (3)

Valérie CIROT
  • 1. Valérie CIROT | 04/07/2019
Signé : Valérie Cirot
HARROUS
  • 2. HARROUS | 03/07/2019
Tout est dit! Vous avez mon soutien!
DAUGUET
  • 3. DAUGUET | 03/07/2019
Je suis en accord total avec ce qui est dit, l'excision, la circoncision ou je ne sais quoi d'autre, toutes ces opérations sont des barbaries.

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Date de dernière mise à jour : 04/07/2019